Poèmes et Récits

Poèmes

Larmes de femme

Un petit garçon demanda à sa mère :

« Pourquoi pleures-tu ? »

« Parce que je suis une femme »,lui répondit-elle

« Je ne comprends pas »,dit-il.

Sa mère le prit dans ses bras et lui dit :

« Et jamais tu ne comprendras ».

Plus tard le petit garçon demanda à son père :

« Pourquoi maman pleure-t-elle ?Je ne comprends pas ! »

« Toutes les femmes pleurent sans raison »,fut tout ce que son père put lui dire.

Devenu adulte,il demande à Dieu :

« Seigneur pourquoi les femmes pleurent-elles aussi facilement ? »

Et Dieu répondit :

« Quand j’ai fait la femme, elle devait être spéciale. J’ai fait ses épaules assez fortes pour porter le poids du monde ; et assez douces pour être confortables. Je lui ai donné la force de donner la vie, et celle d’accepter le rejet qui vient souvent de ses enfants. »

« Je lui ai donné la force pour lui permettre de continuer quand tout le monde abandonne, et celle de prendre soin de sa famille en dépit de la maladie et de la fatigue. Je lui ai donné la sensibilité pour aimer ses enfants d’un amour inconditionnel, même quand ces derniers l’ont blessée durement »

« Je lui ai donné la force de supporter son mari dans ses défauts et de demeurer à ses côtés sans faiblir. Et finalement je lui ai donné des larmes à verser quand elle en ressent le besoin. »

Tu vois mon fils, la beauté d’une femme réside dans ses yeux. car c’est la porte d’entrée de son cœur, le lieu où réside l’amour. Et c’est souvent par les larmes que tu vois passer son cœur.

« Toutes les femmes sont belles, et nous devons les encourager à s’aimer telles qu’elles sont et à avoir une juste estime d’elles-mêmes . »

Donner sa chance à autrui

Avec toi

je sens le temps de la durée.

Avec toi

j’ouvre chaque seconde comme une éternité et

plonge incandescent dans le ventre opulent de l’instant.

Avec toi

dans l’éclair de tes yeux je retiens l’infini

pour en faire un présent.

Avec toi

le manque abolit aux confins du futur

pour devenir aimance.

Avec toi

c’est la mer retrouvée à jamais, c’est la vague fluide des rires,

l’ondulance du plaisir.

Avec toi

j’unifie l’univers.

Avec toi

je détiens une bribe d’absolu pour distancer la mort.

Et dans l’inespéré d’un seul geste

je prolonge l’espace et le temps

aux rives d’une naissance.

Avec toi

je reçois la vie dans les bras du soleil.

Jacques Salomé et Sylvie Gallan [1]

NOTES :

[1] SALOME, Jacques, GALLAN, Sylvie, Aimer et se le Dire, Editions de l’Homme, 1993

Femme j'ai peur de toi

Femme, j’ai peur de toi,

Peur de tes passions, de ton regard,

Peur de ton amour, de tes désirs,

Que je n’arrive pas à assouvir.

Femme, j’ai peur de toi,

Peur de tes mystères, de tes velours,

Peur, lorsque ton ventre est lourd,

De l’enfant que tu portes en toi.

Femme, j’ai peur de toi,

Parce que tu es plus forte que moi,

Peur de ta sensibilité, de tes richesses,

De ton affection, de ta gentillesse.

Femme, j’ai peur, car à côté de toi,

Je ne fais pas le poids.

Tu as tout, presque tout, je n’ai rien.

Mon destin est entre tes mains.

Qu’attends tu pour prendre le pouvoir ?

Tu saurais mieux l’exercer que moi,

Puisque tu existes, pour savoir

Comment gérer le monde.

Il n’y a personne de meilleure que toi.

Femme tu me fais peur.

Je ne suis pas à la hauteur,

De tes exigences, de tes désirs.

L’homme a voulu te faire croire

Que tu lui étais inférieure,

Mais c’est simplement qu’il a peur

De toi…Femme j’ai peur de toi,

Ne me regarde pas comme çà.

Ne me déshabille pas ainsi,

Nu, je me sens si faible, si petit.

Femme j’ai peur de toi,

Car je ne peux me passer de toi.

J’ai peur de tes silences, de tes larmes,

Avec toi, je rends les armes.

Femme, j’ai besoin de toi,

Car, sans toi, tu le sais bien,

Je ne suis rien…

Emilien Bahuaud

Il est des jours

Il est des jours où

il est si difficile de se dire.

Il est des jours où il semble impossible d’être entendu.

Oh non pas d’inconnus ou d’étrangers

mais justement de ceux qui nous sont proches,

de ceux aimés et aimants, du moins le disent-ils.



Il est des jours où

ce que je dis te déstabilise, m’insécurise.

Il est des jours où

je te perds dans une simple parole

mal entendue, qui ne rejoint pas

ta longueur d’onde émotionnelle,

ta sensibilité du moment.

Il est des jours où

je déclenche sans le savoir

une batterie de réponses stéréotypées,

de justifications, de condamnations

qui semblent sans appel.

Il est des jours où

je me sens jugé, étiqueté, diminué et sans valeur.

Il est des jours où

je fonctionne comme toi.

Et c’est terrible, car je ne l’entends

que plus tard, trop tard.

Quand tous deux, exténués,

ne gardons au plus précieux de nous,

que notre silence.

Quand nous nous accrochons à nos refus

comme à une bouée,

ultime protection contre la panique de se perdre.


Il est des jours où

tu sors de moi et où

je sors de toi,

meurtri, abasourdi et impuissant.

Il est des jours où

avec nos échanges stériles,

nous nous perdons, chaque fois un peu plus.

Il est des soirs où je ne sais plus où

te retrouver.

Il est des matins où

je déteste cette solitude à deux

qu’on appelle une relation proche.

Il est des jours … seulement des jours.

Alors je m’appuie sur tous les autres jours,

des jours à inventer chaque jour,

pour construire un avenir à deux.

Jacques Salomé et Sylvie Gallan 

NOTES : SALOME, Jacques, GALLAN, Sylvie, Aimer et se le Dire, Editions de l’Homme, 1993

Le chevalier à la conquête du Graal

Dans chaque homme réside un chevalier et dans chaque femme le Graal y est caché.

Oui, mesdames ,c’est vous le Graal : source de vie, de guérison .Mais sans chevalier, le chemin reste en friche,oublié de tous.

Seul ,le chevalier au cœur pur, peut atteindre et être le gardien de sa source ;car un seul pour chaque temple sera l’heureux veilleur ou l’éveilleur.

D’autres se sont perdus dans les officines du temple de la femme, que celle-ci entretient dans un automatique et instinctif devoir de survie.
Son cœur sera son guide et sa lumière. Alors son être commence la marche dans les couloirs les plus secrets de l’histoire de l’humanité.

Par sa bouche, il saura trouver les clés des sens, et comme la Belle au Bois dormant, le temple se réveillera.

Par ses mains, il saura redonner chaleur et lumière, et chaque paroi du temple lui donnera le rythme de la marche et la direction. Le rythme sera lent, il pourra prendre le temps de soigner, d’enjoliver par son parfum les lieux afin que celui-ci ne retombe plus dans l’oubli.

Par ses mots, il saura apprivoiser chaque piège, alors un murmure fera écho, puis un chant saura le guider à la source.

Et par son glaive, la dernière porte sera ouverte, et là pour lui la source de jouvence coulera à flot ; et plus jamais il n’aura soif, et plus jamais il ne sera seul.

Son engagement pour l’amour et le respect de la vie fait de lui un chevalier et son devoir de chevalier l’invite à parcourir le monde afin de donner la preuve de l’existence de cet amour inconditionnel que la femme donne sans jamais tarir.

Pascale Dardion

Notre peur la plus profonde n’est pas que nous ne soyons pas à la hauteur

« Notre peur la plus profonde n’est pas que nous ne soyons pas à la hauteur.

Notre peur la plus profonde est que nous sommes puissants au-delà de toute limite.

C’est notre propre lumière et non pas notre obscurité qui nous effraie le plus. Nous nous posons la question : « Qui suis-je, moi, pour être brillant, radieux, talentueux et merveilleux ? ».

En fait, qui êtes-vous pour ne pas l’être ? Vous êtes un enfant de Dieu. Vous restreindre, vivre petit, ne rend pas service au monde.

L’illumination n’est pas de vous rétrécir pour éviter d’insécuriser les autres. Nous sommes nés pour rendre manifeste la gloire de Dieu qui est en nous. Elle ne se trouve pas seulement chez quelques élus : elle est en chacun de nous et, au fur et à mesure que nous laissons briller notre propre lumière nous donnons inconsciemment aux autres la permission de faire de même.

En nous libérant de notre propre peur, notre présence libère automatiquement les autres. »

Extrait du discours prononcé par Nelson Mandela lors de son investiture à la présidence de la république d’Afrique du Sud en 1994 et écrit par une femme : Marianne Williamson.

Récits

Nous deviendrons papillons

Un petit garçon et une petite fille se rencontrent, se sourient, ont envie de jouer ensemble. Ils sont comme deux chenilles qui se découvrent et se mettent à danser sur la même feuille. Ils partent en courant, en riant alors qu’un des deux propose un jeu. Tout n’est que douceur : le soleil, le sable, la vie, les battements de leurs cœurs. Ils se regardent et jouent avec sérieux. Puis ils éclatent de rire. Ils se laissent traverser par la Vie, emporter par leur amour d’enfant, leur pureté et leur délicatesse. Ils se laissent émouvoir l’un l’autre, deviennent des amoureux tendres, bienveillants, se font de gros bisoux sur une joue, puis sur l’autre, la main dans la main…

… quelques années plus tard…

"- Mon Amour, mon Ami, j’entre dans le temple à tes côtés. Je suis en amour, touchée par la Grâce et la Beauté. "Mon Amour"… que tes mots sont doux. Ils m’aident à m’ouvrir, à oser, ils m’encouragent à me libérer de mes peurs qui me contractent, à me dilater, à me gonfler de plaisir. Je vis avec toi cette grande initiation qui nous mène vers plus grand, plus haut. J’écoute les harmoniques de ton âme, je t’invite à les développer, à en jouer. J’entre dans la danse. Mes bras et mon cœur s’ouvrent. Mon corps ondule. Ma respiration se fait plus profonde… Nous plongeons. Je plonge avec toi dans les profondeurs de l’inconnu, prête à en explorer les riches promesses, à créer l’incréé. Ta main caressante révèle la carte secrète de mon corps. Nous voyageons vers les béatitudes océanes d’où surgissent ces mémoires de début de vie, retour vers l’étincelle primordiale où la matière est fécondée. Lors de l’effusion de nos corps, j’accueille l’amour que tu fais pénétrer en moi. Je m’enveloppe généreusement autour de toi, te palpe, te respire, t’inspire. L’entité Amour m’enveloppe, m’inspire, insuffle à ma créativité un goût nouveau…J’honore le Grand Tout en toi, je le salue, je m’incline, au service de l’Amour.

Je te découvre. L’Amour vit à travers nous, emprunte nos yeux. La sensualité s’insinue dans chacun de nos gestes qui s’enrichissent ainsi d’un sens nouveau.

Les yeux de l’amour que tu poses sur moi m’encouragent à sentir grandir la grâce qui m’habite, la beauté raffinée de ma demeure, de mon temple intérieur… à devenir prêtresse, dévouée à la Déesse… à t’entraîner vers Ses espaces infinis… à te faire découvrir l’étendue de Sa splendeur. J’ai en moi la carte de ce trésor. Le feu qui brûle en toi révèle le chemin secret vers l’immortalité.

Aujourd’hui, c’est à travers toi que je vis cette alchimie. J’ai envie que ça dure… mais déjà je m’égare et me retrouve sur ces chemins d’insécurité où mon pas se fait soudain fragile. Je trébuche sur les pierres de mes peurs, glisse sur les éboulis de mon insécurité. A chaque tournant m’attend, comme un mirage, l’envie de posséder cet amour. Plus je me presse pour l’attraper, plus il s’éloigne. Ce jeu m’essouffle et consume mes forces qui s’amenuisent et me laisse chancelante, en proie à tous les vertiges de l’illusion. Je sais aussi qu’en voulant posséder l’Amour, il m’échappera, s’évanouira.

Posséder l’Amour et vouloir imposer une forme à ce subtil parfum, l’enfermer dans une boîte hermétique pour ne pas qu’il s’échappe, le priver de sa magie… contraindre la chenille à garder sa forme… cette fichue tendance de peur de manquer est si grande qu’elle veut rendre "attachement" cet Amour, enchaîner, esclavagiser cet oiseau de liberté. La chenille aspire à sa forme ultime. Elle ne peut arrêter le processus de transformation. Je le sais, dans la phase "chrysalide", où je suis si vulnérable, j’ai à dépasser, à pulvériser la peur, unique passage vers l’Amour, vers la Vie. Quel sentier vais-je me frayer pour aller au-delà de ces obstacles qui me barrent le passage vers l’Amour, vers la Vie ?

Au plus profond de moi, ce dont j’ai le plus envie, c’est de sublimer ces tendances cristallisées où l’habitude règne en maître. Et inventer, créer, expérimenter puis tâtonner jusqu’à laisser émerger la justesse du mot, du geste, du regard… sculpter ma vie et calligraphier cet ailleurs arc-en-ciel, mélange de nos couleurs, où les chemins ne sont pas encore tracés et te rejoignent.

Au nom de l’Amour, je m’engage à honorer ta liberté, tes choix…pour être plus proche de toi, plus en amour avec toi, plus en harmonie… et à regarder en face mes frissons de peur, mes arguments factices et mes demandes de justifications, de vérifications… à décrypter et observer mes manipulations, mes insinuations et mes déguisements de "femme gentille" qui risquent d’empoisonner notre relation fraîche et authentique.

Aujourd’hui tu fais partie de ma vie. Dans cette attention subtile et délicate, ce désir de prendre soin de toi, de moi, je m’engage à honorer les principes de Vie, d’Amour.

Je rêve, je deviens papillon. La joie nourrit mon cœur et mon être émane ma forme en devenir. Quand je suis dans ces états de grâce, la vie coule et me sourit. Les êtres qui me côtoient respirent l’amour que je rayonne. Je suis une fontaine d’amour.

Quand je suis en état d’amour avec toi, je me sens Plénitude et rayonne joyeusement. Lorsque je me sens reliée à toi, l’alchimie opère, je suis plus facilement dans une présence aimante, amoureuse… mais te prêter ce pouvoir me met en danger et met toute l’épaisseur du plomb entre toi et moi…

… Transformer ce plomb en or… être dans cet état sans être dépendante de cette relation et de tes réactions… de tes envies ou de ta disponibilité. Comment puis-je sortir de la peur de manquer et apprendre à me relier à la Source ? A ne pas laisser la fontaine se tarir ?

Comment puis-je garder cette sensation en moi, la cultiver, la nourrir ? Là est le secret : ne pas rester attachée à cette situation, dépendante de toi et des états que me procurent ta présence. Si tu ne me donnes plus ce regard d’amour et si je ne sais pas me porter ce regard-là, je ne serai que manque.

Avant tout, il s’agit d’une histoire d’amour avec la Vie. Libre, heureuse, vivante et passionnée, je suis en paix avec moi-même. Je suis disponible pour diriger la totalité de mon énergie à accueillir avec gratitude les cadeaux que la vie m’offre. A chaque instant, j’ai un rendez-vous amoureux avec elle, quelle que soit la forme qu’elle prend dans le quotidien. Je sors de la contrainte. Je deviens initiée, initiatrice.

J’ai rencontré l’Amour. Quel que soit son visage, je saurai le reconnaître. Il a cette flamme douce et profonde dans le regard, ces gestes d’attention subtils lorsqu’il plonge ses doigts dans mes cheveux. Il est cette présence aimante, cet Etre avec qui je découvre un monde nouveau. Il est cette envie de m’ouvrir toujours plus, de goûter à des saveurs chaudes et sucrées, fraîches et torrides. Il est la création de nouvelles odeurs, suaves, poudrées, passionnées. Il a imaginé toutes les couleurs.

- Amour, je t’offre ma gratitude, mes états de grâce. Je m’offre à la Vie. Je me laisse porter. Je coule. Je flouis.* Je me donne, je te donne, emportée par l’état orgasmique que m’offre un seul de tes baisers. "Moi", "mon" enfant, "ma" famille s’estompent alors qu’émerge un regard plus vaste, plus profond. "Nous" devenons citoyens du monde, nos bras s’agrandissent, nos cœurs s’ouvrent… Amour, montre-nous comment devenir papillons.

C’est cela… me mettre au service de l’Amour, quelle que soit la forme que prend cet Amour. J’accepte de me laisser chambouler, transformer, bouleverser, plonger, tomber… j’aurai la force de me relever dignement ! Cet amour profond, j’en appelle à la Vie, c’est lui que je désire plus que tout. Je veux le goûter, le savourer jusqu’à en reconnaître son ultime composition, à en détailler chacune de ses saveurs, individuellement… jusqu’à mon dernier souffle.

Je ne suis plus chenille. Me voilà chrysalide. Mon intérieur n’est qu’une bouillie vivante et grouillante. Je ne suis que pure vulnérabilité. Cette bouillie est intelligente et connaît déjà sa forme future. Elle sait les couleurs qu’elle revêtira, le battement, le brillant et la poudre d’or de ses ailes. Elle sait déjà tout cela… et cela même m’échappe totalement.
- Les apparences sont trompeuses, Mon Amour. Tout est en ordre."

*je suis dans la fluidité de la Vie.

Karine Nivon

NOTES : texte de reve de femmes :revue trimestrielle

site:www.revedefemmes.net

Histoire d’une ancienne mémoire

Bien avant l’ère chrétienne, les femmes possédaient la connaissance (plantes, fabrication de potions, les astres, le rythme de la terre et la vie).

Elles portaient l’amour inconditionnel .Jusqu’au jour où les inquisiteurs ont imposé leur façon de voir et ils ont lancé, dans le besoin de pouvoir la chasse aux sorcières .Ce fut le plus grand génocide de femmes qui puisse exister sur terre ; elles furent torturées, brûlées .Dans certains villages plus de femme pour donner la vie.

Ils ont meurtri nos ancêtres. Et la douleur et l’incompréhension de ces femmes ont fait place à une rage, une colère monumentale, véhiculées dans nos mémoires cellulaires.

Dans chaque femme réside cette mémoire devenue inconsciente. Et il est temps de pardonner car le pardon c’est par le don, le don de vie, que nous savons transmettre nous les femmes. Sachant que chaque homme naît du corps de la femme, nous leur transmettons donc notre haine pour ce qu’ils ont fait, en les culpabilisant.

Ce sont nos garçons qui en souffrent, les maris de nos filles .Ils ont perdu l’origine chevaleresque, déboussolés par notre haine .Retrouvons notre sagesse .Ce n’est que l’interprétation de certains hommes sur la religion afin de garder le contrôle, le pouvoir.

Nous, femmes par notre nature, sommes à l’écoute du rythme que la terre nous transmet, celle qui nourrit toute forme de vie sans exception.

Pascale Dardion